Curaçao chantier alternatif et navigation
Annonce référence n°49367, déposée le 10/01/2026 à 21h56
Mariage avec l’eau…
Mère Terre et ses paysages de nature extraordinaires encore présents,
Mers et océans et ses écosystèmes sous-marins qui résistent à la dégradation générale encore par endroits…
Père ciel et la danse des nuages dans les vents balayant les vies sans frontières,
Soleil qui évapore l’eau pour qu’elle s’écoule en cycle, amène la vie sur les terres, crée les rivières…
Aidez-nous à retrouver le regard qui nous apaise et nous soigne devant toute cette poésie… ce sont des œuvres d’arts vivantes inégalables que nous ne voyons plus dans la surcharge de nos quotidiens, dans la définition d’un temps à perdre ou à gagner, dans nos traumas relationnels profonds…
Oui, nous avouons avoir perdu le sens, l’origine, l’ouverture, la respiration, nous avouons même avoir un amour vacillant, une foi en péril.
Nous nous sommes détournés des sources, de l’eau pure vivante au profit d’eaux artificielles ou claires mais javellisées sans vie.
La planète est grande et regorge encore de trésors originels pour nous rappeler les beautés sauvages et leur vibrations lumineuses. Elles peuvent nous aider à guérir nos âmes en s’immergeant dedans quelques semaines, sans barrières ou conforts trop protecteurs qui nous empêche de ressentir, d’inspirer ces harmonies.
Ces paysages sont vivants et imprégnés d’esprits forts qui sont prêts à soutenir ou jouer avec ceux et celles qui les perçoivent, les respectent… Mais alors il faut oser s’y rendre avec humilité, avec fragilité pour que ces forces puissent nous sculpter, remodeler nos âmes blessées si nous sommes ouvert à cela et trouvons cette confiance. Des vies de campements, d’immersions dans les terres et mers… C’est un chemin difficile en soi, un saut dans l’inconnu, dans l’invisible des esprits de la nature et leurs éléments, mais on en sort si transformé !
Oui, voilà, c’est peut-être cela un des sens profond de l’association Terre Étoile Nomade que nous portons Mariâm et moi-même… En tout cas que j’aimerais tant expliquer et partager.
Et c’est sans doute cela le sens profond recherché pour le grand catamaran à Curaçao qui cherche sa suite, sa transformation, sa renaissance…
Pour beaucoup de gens ce bateau est quasi mort, à moitié coulé cet été et pourtant renfloué à l’automne et qui attend. Non, il n’est pas mort ! Ou bien c’est son ancienne vie qui est décédée et une force m’acharne à aboutir sa nouvelle vie autrement, une vie qui n’existe pas encore à inventer.
Les termites ont rongé aussi tout le vieil aménagement intérieur et c’est l’occasion de tout repenser autrement… des arbres et des branches insolites imputrescibles que j’ai apporté et fixé colonisent l’intérieur pour tenir solidement les coques et le pont… une forêt artistique dans un bateau ! Et ce n’est pas fini… Des fresques s’esquissent pour célébrer les esprits des astres, les paysages et le lien originel et lumineux de l’homme et de la femme.
Nous cherchons ce lien originel avec Mariam et il n’est pas encore là… des forces et des mémoires anciennes résistent, et puis ce monde là dans sa globalité n’incarne pas l’équilibre des genres… nous travaillons à decortiquer tout ce qui nous dysharmonise et peut-être que ce voyage va nous aider.
Il nous faut trouver beaucoup de courage pour aller à Curaçao. Pour moi, pour continuer la transformation si longue et pleine de péripétie de ce voilier… Pour Mariâm, pour qui mettre la tête sous l’eau et regarder la vie sous marine est un gros challenge, mais aussi prendre l’avion et encore plus partir en mer pour plusieurs jours… un grand saut dans l’inconnu.
Je pense que nos efforts respectifs nous encouragent mais nos doutes fatiguent.
Avons-nous raison que ce voyage peut nous aider à trouver une harmonie ?
Peut-être que les évènements inventifs et joyeux que nous avons pu créer dernièrement en France laissent croire une grande force commune et stable de notre couple mais ce n’est pas toujours le cas. Comment associer des vies de ferme à des vies nomades ? Comment sortir du stress financier qui pèse sur nos quotidien ? Comment guérir des traumas anciens qui peut jouer encore dans les émotions ?
Nous avançons dans plein d’idées et rêves de chacun que nous avions aussi déjà avant notre rencontre… il y en a trop peut-être. Cela nous pousse activement dans l’esprit du partage associatif. Mariam et moi même œuvrons intensément dans ce sens.
Nous partons donc transformer le bateau comme pour nous transformer nous-mêmes.
Nous partons donc à la recherche d’une harmonie stable en espérant pouvoir la rayonner ensuite… même si nous rayonnons déjà paraît il…
Qui comprends peut venir nous rejoindre, prêter main forte pour cette transformation d’un voilier comme une nouvelle forme de navigation et cette transformation de nos êtres comme de nouvelles formes relationnelles apaisées et équilibrées. Les conditions de vie du chantier permettent d’accueillir plus de dix personnes facilement !
Qui veut nous suivre et nous aider aussi à distance se manifeste pour qu’on se sente plus fort… car nous aurons des moments de doutes…
Pour cela je mets en place un suivi sur une chaîne de l’app telegram.
Nous nous y rendons le 20 janvier, pour le chantier d’abord et naviguer ensuite vers la Colombie à priori. Rejoigniez quand vous voulez avant cette navigation pour accélérer le chantier naval.
C’est un bateau pirate joyeux et imaginatif en devenir, en avance sur son temps, décalé de ce que devient les bateaux de plaisances trop modernes, coûteux et craintifs des recoins isolés…
Un bateau qui veut se lier aux éléments, sans moteurs, sans électronique mais avec pourtant plein d’astuces et d’ingéniosité pour naviguer en haute mer.
Un bateau qui va garder des coquillages incrustés sur son pont comme pour dire aux océans « regardez j’ai déjà coulé et je reviens sans moteur pour entrer dans votre poésie nourrissante ».
Nous amenons 100 kg de bagages, notamment pour apporter 4 gros flotteurs auto construit pour la confection d’une grande annexe sûre d’usage et de survie, complémentaire au grand catamaran. Elle serait motorisée et pourrait pousser/tirer le grand catamaran occasionnellement. Je cumule plein d’expériences insolites avec les mers, que j’aurais cœur à partager avec vous, sans chercher les tempêtes. J’ai plein d’idées d’embarcations inventives, déjà testées aussi, de principes de remorquages et des techniques de camps suspendus dans les haubans ou les arbres du rivage Je sens cette envie profonde de faire aimer les océans et croire dans leur accompagnement, dans leur médecine.
Le site du chantier du voilier est… roots, pas cher, abandonné, sauvage, avec quand même des locaux créoles noirs de la vieille marina non officielle, avec une vieille grue fonctionnelle pour soulever le grand catamaran et travailler sur sa coque. Il y a de belles possibilités pour créer un beau camp éphémère en face sur un large ponton d’un ancien terrain privé dans le bush. Sur d’autres pontons encore on peut avoir l’eau et l’électricité gratuitement…parce qu’on se connaît et que les créoles semblent apprécier mon côté roots et débrouillard avec peu de finances comme eux… Un grand ami sur place prête parfois généreusement son 4x4 et dinghy motorisé pour aider cette longue aventure à rebondissement de ce grand catamaran très insolite qui s’appellera peut être « mariage » (avec les éléments, entre les cultures, etc…)
Mickaël Raimbault

Embarquement : Voilier - catamaran de 13m auto construction
Habilitation : Navigation hauturière
Poste(s) disponible(s) : Équipiers
Dates : plusieurs semaines à définir avant le dimanche 15 février 2026
Zone(s) géographique(s) : Océan Atlantique
